Capitales: deux Américains en amour par-dessus la tête


Les Capitales ont entamé la saison avec 16 joueurs qui avaient déjà enfilé l’uniforme l’an dernier. Du jamais-vu! Plusieurs ingrédients s’intègrent à cette recette aux propriétés addictives pour les joueurs de l’étranger qui tombent sous le charme de Québec.

«Il faut le bon type de personnalité et à la base, ça prend une belle ouverture d’esprit. Les gars ont l’impression d’être en voyage. Il y a le fait français, les gens sont accueillants, le taux de criminalité est bas. Les gars ont vraiment l’impression de vivre quelque chose de différent», note le gérant Patrick Scalabrini.

Le patron ne parle certainement pas à travers sa casquette. Il a lui-même foulé de nombreux terrains comme joueur avant de devenir entraîneur et il n’a rien qui s’approche de l’ambiance au Stade Canac.

«Il n’y a aucune foule comme la nôtre dans le baseball indépendant. Il y a des places où il y a plus de partisans, mais le bruit et l’intensité de l’atmosphère, c’est spécial. J’ai joué à Winnipeg devant 7000 personnes. C’est bien beau, mais j’étais au troisième but et je pouvais parler à mon deuxième but sans problème. Il n’y avait pas un son dans la place.»

Québec… avant les majeures!


Kyle Crowl et Frank Moscatiello font partie des joueurs étrangers des Capitales qui se font un plaisir de revenir année après année à Québec.


Photo Le Journal de Québec, STEVENS LEBLANC

Le joueur d’avant-champ Kyle Crowl, originaire de l’Iowa, en est à sa troisième saison à Québec. Il a donc vécu les deux derniers championnats et même si comme tout joueur, il rêve encore au baseball majeur, les Capitales sont la famille pour lui.

«Je dis souvent un peu à la blague dans le vestiaire que si une équipe du baseball majeur m’appelle demain, je vais rester ici», s’esclaffe-t-il avant de préciser sa pensée.

«On essaie tous d’avoir une chance un jour, mais c’est difficile d’avoir plus de plaisir qu’ici. Peut-être qu’à certains endroits dans le baseball indépendant, les gars essaient d’en faire trop afin d’avoir une autre chance dans l’affilié. Ils perdent tout le plaisir de jouer. C’est tout sauf le cas ici.»

Moscatiello en amour

Un autre Américain qui ne peut plus se passer de Québec est l’as releveur Frank Moscatiello. Natif de l’État de New York, il s’est joint aux Capitales en 2022 et y a vite trouvé l’amour, dans tous les sens du terme.

En effet, en plus de l’amour pour l’organisation et la ville, il est tombé sous le charme d’une Québécoise et se fait même tranquillement à l’idée de faire sa vie dans la Vieille Capitale.

«Ça fait un peu plus d’un an qu’on est ensemble. Elle me permet de me sentir à la maison, même si ce n’est jamais facile d’être loin de la famille. J’apprends de plus en plus à comprendre le français. Au départ, ses amis pouvaient dire n’importe quoi, je ne comprenais rien. Maintenant, ils ne peuvent plus dire ce qu’ils veulent sur moi! Ils voient que je comprends de bons bouts. Ce n’est pas facile, mais je m’améliore.

«Je n’avais jamais imaginé que le baseball m’amènerait un jour au Canada. Je n’ai jamais pensé vivre à Québec et aujourd’hui, je me dis que ce n’est pas impossible que ça arrive dans le futur. On nous traite comme la royauté à Québec. Le baseball grandit ici et j’aimerais en faire partie.»

Une équipe sur la bonne voie

Après un début de saison boiteux, les Capitales semblent retrouver leurs repères. «C’est un peu comme si on commence enfin à sortir d’un camp d’entraînement qui a été extrêmement long», résume le gérant Patrick Scalabrini.

Son équipe vient en effet de remporter quatre de ses cinq derniers matchs, dont deux des trois de la série face aux Grizzlies de Gateway, qui font bonne figure depuis le début de la saison.

Les récents ajouts importants dans l’alignement, soit le Portoricain Jesmuel Valentin et le Cubain Guillermo Garcia, semblent avoir transformé l’équipe.

«Valentin a aidé autant sur le terrain qu’au niveau de l’énergie dans le groupe. C’est la vraie définition d’une étincelle. Il est comme un entraîneur sur le jeu qui garde le monde allumé.

«Dans le cas de Garcia, on ne savait pas à quoi s’attendre. Nos derniers joueurs cubains, ça n’avait pas super bien été et on adore sa personnalité. Il parle déjà deux ou trois mots de français, ce qui est plus que tous nos Cubains réunis avant lui», a blagué Scalabrini.

Bon échantillon

Garcia, qui s’est fait connaître dans la Ligue centrale du Japon et dans la Série nationale cubaine, n’a disputé que trois matchs, mais a déjà fait produire huit points grâce à cinq coups sûrs en 10 présences.

«Ses apparitions au bâton sont vraiment convaincantes. C’est un petit échantillon, mais ça donne vraiment envie d’y croire», a salivé Scalabrini.

Les Capitales, après leur congé hebdomadaire du lundi, continuent leur séjour à la maison dès mardi soir avec des séries face aux Jackals du New Jersey et aux Knockouts de la Nouvelle-Angleterre, deux formations qui en arrachent.

«À nos premières séries, on arrivait à gagner quelques matchs même en ne jouant pas très bien. Là, on joue du baseball plus propre et on ne fait pas de cadeau», se réjouit l’entraîneur.

Sur le plan individuel, Justin Gideon et James Bradwell ont été nommés frappeur et lanceur du mois de mai au sein de l’équipe.





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